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Bonne et heureuse année 2012 !
Marie-France nous offre ce joli texte de Jacques Brel pour fêter ce début d’année.
Nous voulons le partager avec vous, accompagné de ce clip réalisé par Yann et Danièle-Anne Menguy.« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer
et d’oublier ce qu’il faut oublier
Je vous souhaite des silences
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil
et des rires d’enfants
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence,
aux vertus négatives de notre époque
Je vous souhaite surtout d’être vous »Jacques Brel
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Le billet d’Anne-Laure, épisode 12 – Regards croisés

Les lampes ont été distribuées à Ranohira pour cette première Edition des Jardins de lumière du 14 au 16 octobre dernier.
Le jardin a été inauguré et le concert célébré. Toute l’équipe est rentrée. Après dix jours de silence, de spleen et de recueillement, tant l’événement fut déstabilisant par sa puissance, chacun raconte. Je n’étais pas là mais la force des mots remplit le vide. Regards croisés.
Sylviane, trésorière de l’association : Ce qui m’a le plus frappé est que
les Malgaches sont venus en masse, très bien habillés, comme pour une cérémonie. Certains avaient fait 50 kilomètres à pied, en famille pour venir chercher leur lampe. Je ne m’attendais pas à ce qu’ils soient plus de trois mille à faire la queue, contents, heureux d’être là. Cela se voyait sur leur visage.
Voahangy, bénévole : L’émotion des gens était palpable. Je distribuais les lampes une fois qu’on les avait appelés –ils s’étaient tous inscrits sur des listes- et je sentais à leur proximité tout ce qu’il y avait d’urgent, d’attente et de crucial dans cette petite chose qui allait pouvoir changer leur vie. C’était pour moi surréaliste de voir ce projet trouver autant d’écho. J’ai appris qu’on pouvait se contenter de peu pour être heureux mais que ce peu il fallait l’apporter.
Geneviève, illustratrice bénévole : Je suis partie une première fois dessiner le Jardin de Lumière, alors qu’on était au début de sa réalisation. C’était en juin. Et ce qui m’a le plus frappée est de voir ce qui s’est construit en si peu de temps, de voir aussi le projet dans sa globalité. Jusque-là nous n’avions que des visions parcellaires, nous avancions étape par étape dans la mise en oeuvre de ce rêve, chacun avec son histoire, certains même ne connaissant pas Madagascar. Et là, soudain, en un seul moment, les énergies individuelles de toute l’équipe se sont concentrées avec la joie d’être là à 100% pour donner forme à un ensemble…
Yann, réalisateur bénévole : J’ai pris de plein fouet et en pleine tronche la pauvreté. Je n’imaginais pas que le pays était aussi démuni. Et malgré tout, il y avait le sourire, la gentillesse des gens. On revient moins fort, plus humble. On ne ressort pas de là sans être bousculé.
Erica, organisation du concert, bénévole : L’impact du projet m’a le plus étonnée. C’était mille fois plus intense que ce que je pouvais imaginer. Je ne me rendais pas compte à Paris de ce que cette lampe allait provoquer. Une onde de choc. J’ai compris en voyant un bébé dormir toute la nuit, éclairé par une lampe à pétrole, que j’étais là où il fallait que je sois. Je me suis oubliée durant l’organisation du concert, la distribution des lampes, j’étais au service des Malgaches. Ils ont pris toute la place. Même en rentrant, ce n’est pas à moi que je pense et à ce que cela a pu provoquer comme bouleversement personnel. C’est à eux. J’ai les images de leurs visages dans la tête.
Josielle, fondatrice de l’association : Que ce projet sur le papier existe concrètement, qu’il ait été réussi me réjouit : le jardin, avec ce va-et-vient permanent des villageois, leur souhait d’y mener des activités de loisir, comme le baby-foot déjà en place ; l’espace concert, cerné d’une enceinte que la commune a prise en charge… En fait tout le monde était au rendez-vous. Je n’avais pas totalement mesuré la façon dont les villageois allaient s’approprier cette lampe. Une femme m’a dit qu’elle ferait des économies pour s’acheter un bout de terrain ou un zébu. Fini aussi le pétrole qui se déverse dans les aliments alors qu’on cherche à en remplir une lampe. On a touché le rêve du doigt… Tout cela me fait songer à la notion d’essentiel, me pousse à aller directement au but, sans mauvais compromis, sans ambiguïté sur ce que je pense. Je ne veux pas perdre de temps et le chemin que je veux emprunter est clair. Recevoir n’est pas le plus important, c’est de donner à mon tour qui me comble.
Marie-France, directrice de la communication de l’association : Je n’ai pas réalisé tout de suite l’ampleur du projet. C’est un matin, lorsque j’ai retrouvé Josielle dans le jardin que j’ai été submergée par l’émotion. La grandiosité du site, sa beauté si simple, si pure dépassait mon imagination. L’écrin du jardin de Lumière est somptueux. Durant tous ces jours où nous avons distribué les lampes, et organisé le concert, il y eut un sentiment de partage entre les Malgaches et nous. J’ai l’impression que Madagascar pourrait être le berceau d’un nouveau monde qui nous guette, plus proche de la source et de la vérité. Sa capacité à faire avec peu dans le respect de la nature, des hommes, de la vie en communauté est exemplaire.
Gérard, chanteur bénévole : la complicité entre les musiciens et la technique, la curiosité amicale les uns pour les autres, la facilité de rapport entre deux mondes à priori impénétrables, la grande intelligence et dignité des Malgaches, le sérieux de l’opération, tout cela m’a touché. Il y eut des échanges, sans rapport de dominé, dominant. Il n’y avait pas quelqu’un qui apportait quelque chose et quelqu’un qui recevait. Ce côté presque enfantin du don -ce qui est à moi est toi et ce qui est à toi est à moi-, était d’ailleurs étonnant. On redevient humble au contact de ces Malgaches qui sont dans une vérité, fiers, nobles et dignes alors que leur pays ne fonctionne pas. Mais en même temps, on est désarmé, inquiet. Si on leur apporte honnêtement et généreusement ce dont ils ont besoin, n’enclenche-t-on pas un cycle vertigineux, à les faire entrer dans nos modes de pensée et de vie occidentale ? Les Malgaches portent des valeurs : leur pays n’est pas pollué, ils travaillent juste ce qu’il faut pour vivre, ils entretiennent des relations avec leurs anciens, les enfants, ils ont des systèmes de solidarité, des chefs de village qui maintiennent l’ordre et le respect des autres. Ils se saisissent du bonheur dans la moindre petite chose. Leur pays est beau parce qu’ils l’ont aussi rendu beau. Cette sagesse, cette conscience de la beauté sont fragiles et peuvent être soudainement perverties par nous. Cela donne le frisson qu’ils puissent abonder vers un monde virtuel, technologique, déshumanisé, désincarné. Ce projet me laisse ainsi attendri, plein d’espoir et en même temps craintif.
Lova, directeur événementiel de l’association : Nous n’étions sûr de rien, même pas de l’adhésion de ce projet par les Malgaches. Or nous avons été dépassés par la demande sur place de lampes. Nous avions du mal à la gérer tant il y avait d’attente. Ce projet a rassemblé tout le monde, nous, les vazaha, les villageois, les hôteliers, dans la fête et la joie de donner sans retour.
Serge, photographe, bénévole : J’ai suivi l’évolution du projet en tant que photographe pour Madagascar Magazine. J’étais très intéressé par l’initiative de cette mise à disposition de lampes solaires. L’idée était simple, originale et facile à mettre en pratique. J’ai été projeté dans une autre dimension une fois sur place, au contact de gens travailleurs, humains, sincères et fiers que je n’ai cessé de prendre en photos –je suis rentré avec 12 000 clichés. Pour ce peuple de grande qualité, qui a vraiment besoin de nous, j’ai envie de faire beaucoup. J’ai hâte de repartir. Je vais m’organiser pour passer six mois de l’année à Madagascar, et créer éventuellement un studio de photo à Tana.
Fanja, bénévole : Ce qui m’a le plus marquée, c’est la facilité, la vitesse à laquelle tout s’est mis en œuvre. Ce qui m’a le plus touchée : les villageois, leur simplicité, leur joie… Ma joie d’y avoir participé confirme mon envie de continuer, recommencer. A la prochaine donc !
Joël, coordinateur local de l’association (Josielle l’appelle le « réalisateur de rêves ») : Les organisateurs, les villageois ainsi que les autorités de la commune de Ranohira n’ont pas pu cacher leurs émotions durant ces 2 jours d’inauguration, les voir dans cet état m’a suffit pour oublier tout le travail effectué et tous les efforts déployés dans la réalisation de ce projet exceptionnel. C’est une expérience de vie unique, j’ai eu la chance de le vivre pleinement. -
Les Jardins de Lumière, du rêve à la réalité – Reportage Yann Menguy
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Regards croisés (Jean Reberat) – Installation d’un lampadaire solaire dans un village
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Florilège – Reportages Yann Menguy
Quelques repères AVANT l’inauguration des 14 et 15 octobre 2011 à Ranohira.
Interview de Josielle Randriamandranto sur le projet des Jardins de Lumière
Concert au Divan du monde à Paris le 19 septembre 2011
La chanson des Jardins de Lumière est offerte par Gérard Chambre
Interview de Geneviève Marot, illustratrice qui a réalisé un reportage sur les Jardins de Lumière.
Chaque lithographie numérotée et signée par l’artiste est en vente, 50 euros, au profit de l’association.

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Ranohira 2011 – Festival de la Lumière… surréaliste ! Reportage Serge Uzan-Cohen
http://www.dailymotion.com/videoxlyz2s
http://www.dailymotion.com/videoxm0kwf -
De retour – Trop difficilement
Trop dense
Trop intense
Trop d’émotionsMERCIà vous tous qui avez contribué à la réalisation de ce rêve fou des Jardins de Lumière !
Je viens de découvrir un article de Midi Madagasikara rédigé ce vendredi 21 octobre, il y a 17 minutes.
C’était le dernier soir, mercredi à Tana… Nous reprenions l’avion pour Paris le lendemain.
C’était il y a longtemps, déjà…Gérard Chambre chante Brel le temps d’un dîner
Le temps d’un dîner à l’hôtel du Louvres. Un chanteur comédien à l’étoffe exceptionnelle. Gérard Chambre accompagné d’un pianiste hors pair interprète une quinzaine de chansons du regretté Jacques Brel. Il a vécu sur scène toute une passion dans le plus grand respect de l’auteur. Les grands classiques intemporels de Brel ont défilé. Entre autres, «Le port d’Amsterdam», «Les bourgeois», «Fernand» sans oublier « Ne me quitte pas !» en duo avec Fanja, un membre de l’association Jardins de Lumière à l’origine de cette géniale initiative. Une soirée riche en émotion. En souvenirs. «Chez ces gens là Monsieur, on ne s’en va pas Monsieur… ». Un spectacle de qualité. Des applaudissements nourris. Le temps d’un dîner. Chaleureux. Inoubliable.Signé Z.R.
qui a résumé en deux mots ce séjour que nous venons de passer à Madagascar pour l’inauguration de la première édition des Jardins de Lumière à Ranohira. -
“Donnez vie aux bonnes idées” par Aurélie Leverrier
Des internautes réalisent un rêve lumineux.
45 jours. C’est le délai que l’on s’était fixé pour récolter les 1200€ nécessaires à l’équipement en solaire d’un village de Madagascar.
30 lampes ainsi qu’un lampadaire solaire, c’est 30 familles qui troqueront leurs bougies et lampes à pétroles contre un éclairage solaire et sans danger pour leur santé et leurs habitations.
45 jours d’émotions, grâce au site Ulule et avant tout à nos soutiens. La découverte de chaque nouveau don fut pour nous une joie tellement immense.De 10 à 100€, chacun selon ses moyens, 29 donateurs ont permis à ce projet de se réaliser. Leurs petits messages d’encouragement nous manifestaient leur implication et nous remplissaient d’émotions.
Ce constat a été pour nous une expérience merveilleuse. Je trouve que de nos jours, il est parfois difficile d’imaginer qu’il existe encore des gens avec cette incroyable volonté de faire changer les choses.Sur Ulule, c’est le « tout ou rien », alors jusqu’à la dernière heure nous avons suivi de près l’évolution du total des dons. Et jusqu’au bout nous en avons parlé autour de nous. Car si internet nous a permis de faire connaître le projet au plus grand nombre, le bouche à oreille est encore le meilleur moyen d’expliquer en profondeur sa portée. Et nous y sommes arrivés.
Nos soutiens nous ont souvent beaucoup touchés, partageant parfois eux-mêmes le lien du site Ulule sur leur page web ou bien en faisant de multiples dons. Un allemand a soutenu le projet, car une amie a décrit le projet sur sa page Facebook, en allemand.
Bref, tout cela nous a très agréablement surpris et ému.
Chacun recevra sa contrepartie. De son nom sur le mur des donateurs du blog des Jardins de Lumière, aux lithographies illustrant ce magnifique projet. Mais avant tout, c’est un immense merci que nous souhaitons vous adresser, car grâce à votre générosité et votre implication, c’est maintenant un village entier, 30 familles, dont le confort de vie sera grandement amélioré.
Rendez-vous dès maintenant sur le site des Jardins de Lumière pour suivre l’avancée du projet, grâce à nos correspondants sur place qui en font le récit.
Place à la Fête de la Lumière!
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laQuotidienne.fr – L’actualité du Tourisme pour les professionnels
Les jardins de Lumière à Madagascar
le Jeudi 29 septembre 2011
Toute la rédaction de LaQuotidienne souhaite saluer Josielle Randriamandranto, fondatrice du TO Jacaranda à Madagascar, qui vient de se voir décerner le prix AJT (association des journalistes du tourisme) de « personnalité de l’année ». Et Josielle le mérite vraiment !
Son projet, mené à bout de bras, “ Les Jardins de Lumière ” est un projet solidaire et responsable, une contribution économique au développement durable des villages à Madagascar.
La première édition a été réalisée dans la commune de Ranohira, près du parc national de l’Isalo le Colorado malgache, à 700 km au sud de la capitale Antananarivo qui a mis à disposition, par décret, un terrain de 5 ha.
« Créer un outil économique qui soit un lien entre Madagascar et l’extérieur, qui me permet de donner du travail aux Malgaches tout en oeuvrant pour la promotion de mon pays sont les raisons essentielles qui ont été mon moteur pour créer, en 1996, l’agence de voyages Jacaranda de Madagascar, du nom d’un arbre. Nous avons un grand besoin de nouvelles contributions (25 euros/lampe solaire) pour équiper les cases. »
Là-bas, souvent, les instituteurs sont des paysans-agriculteurs et que leurs horaires sont d’abord conditionnés par leurs travaux dans les champs, ce qui implique que les élèves s’adaptent constamment. Avoir une lampe de poche et se la prêter pour marcher, avancer, c’est s’assurer plus de souplesse, d’adaptabilité et rallonger les journées.
Grâce à l’aide de donateurs, parrains, de sponsors et mécènes qui peuvent financer une lampe ou un carré de vie, à partir de 25 € seulement.
Le jardin aura trois fonctions : un lieu qui racontera tous les villages éclairés grâce au projet ainsi que l’implication des villageois à la pérennité du projet, les noms de tous les donateurs qui auront participé à la réalisation du projet et un lieu social et économique qui permet aux villageois d’organiser un commerce équitable avec la vente directe de leurs produits artisanaux, la culture de fleurs, fruits et légumes.
Toutes les infos sur le site www.jardins-de-lumiere.org, pour soutenir ce beau projet.
PR -
Des lithos pour les Jardins de Lumière – vernissage du 22 septembre 2011
Les illustrations originales de Geneviève Marot sont exposées au Press Club de France jusqu’au 31 octobre 2011.
Les lithographies numérotées et signées par l’artiste sont disponibles au prix de 50 euros l’unité au profit des Jardins de Lumière.
Les illustrations originales sont vendues au prix de 250 euros les petits formats et 500 euros les grands formats.
L’artiste reverse l’équivalent de 2 lampes solaires par illustration à l’association les Jardins de Lumière.
Un grand Merci !
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